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Les jardins et paysages de Klimt : des chefs-d’œuvre méconnus à afficher chez vous

Forget the gold leaf for a moment. Klimt's gardens and forests might be the most liveable art he ever made.

Clara Bell
CLARA BELL
May 14, 2026
Klimt's Nature Paintings: The Overlooked Masterpieces That Deserve Your Wall

Klimt peignait des amants dorés pour le public. Il peignait des jardins pour lui. Environ un quart de sa production est constitué de paysages et de sujets botaniques, réalisés presque uniquement durant ses vacances d’été, et quasiment aucun n’intègre la moindre figure humaine. C’est ce Klimt‑là dont nous voulons parler.

Le Klimt que vous ne connaissez sans doute pas : un peintre de nature toute sa vie

Demandez à dix personnes de citer un Klimt : neuf répondront Le Baiser. La dixième mentionnera peut‑être le Portrait d’Adele Bloch‑Bauer. Presque personne ne citera Jardin de ferme avec tournesols, Rosiers sous les arbres ou Forêt de bouleaux, alors même que Klimt a produit plus de 50 paysages et scènes botaniques au fil de sa carrière.

Ce n’étaient pas des à‑côtés. C’était l’œuvre qu’il peignait quand aucun commanditaire ne regardait, sans commande à honorer et sans aristocrate à attendre dans l’atelier. Les historiens de l’art rappellent inlassablement que les paysages représentent environ un quart de son œuvre achevée, ce qui rend l’amnésie du public à leur sujet d’autant plus étonnante. Quand un peintre consacre un quart de sa carrière à un motif, ce motif n’est pas une note de bas de page.

Il y a aussi une vérité pratique. Les portraits dorés de Klimt sont extraordinaires, mais tapageurs. Ils réclament une pièce construite autour d’eux. Ses peintures de jardin, à l’inverse, se glissent dans presque tous les intérieurs et les embellissent en douceur.

Un salon baigné de soleil avec canapé en lin écru, table basse en chêne et une grande Affiche encadrée de Klimt, Jardin de ferme, au‑dessus d’un long buffet bas orné de plantes retombantes

Étés à l’Attersee : là où la plupart des toiles végétales ont vu le jour

Pendant une vingtaine d’années, de 1900 jusqu’à peu avant sa mort en 1918, Klimt a passé ses étés au lac Attersee, dans la région du Salzkammergut en Autriche. Il séjournait chez la famille Flöge (dont sa compagne de toujours, Emilie Flöge) et observait une routine si rigoureuse qu’elle en devenait presque monacale.

Lever matinal, baignade dans le lac, peinture le matin, repas, peinture à nouveau, puis sommeil. Peu de mondanités, presque pas de visites. L’Attersee était, de son propre aveu, le moment où il peignait « pour son plaisir pur », et cette formule compte énormément quand vous choisissez une œuvre pour votre maison. Vous ne regardez pas un tableau fait pour flatter l’épouse d’un banquier ; vous regardez une image peinte parce que l’artiste avait, sincèrement, envie de la contempler.

Il utilisait volontiers un viseur, parfois même une petite lunette, pour cadrer et composer ses scènes. C’est pourquoi les paysages de Klimt paraissent si délibérés, presque photographiques. Il isolait des fragments de prairie, des sections d’étang, un seul rosier, et les traitait comme des mondes complets.

L’approche florale unique de Klimt et pourquoi elle paraît encore si moderne

Voici où l’œuvre devient véritablement radicale. Klimt a peint presque tous ses paysages au format carré, quasi inédit à l’époque. Le carré était associé à la photographie, non à la grande peinture, et Klimt a assumé ce lien. Le carré force le regard à entrer dans l’image plutôt qu’à la parcourir. Pas d’horizon où s’échapper. Vous êtes dans le jardin, et c’est précisément l’intention.

Il a également aplati la perspective sans concession. Un jardin chez Klimt n’a ni avant‑plan ni arrière‑plan bien définis. Fleurs, feuilles et graminées se pressent contre le plan du tableau comme des spécimens d’herbier, chacun rendu avec une minutie de petites touches. L’influence du pointillisme est évidente, mais s’y mêle quelque chose de plus décoratif, proche de la mosaïque ou de la tapisserie.

Après avoir visité, en 1906, une exposition Van Gogh à la Galerie Miethke de Vienne, sa touche s’épaissit et ses sujets botaniques gagnent en audace. On le voit nettement dans les toiles tardives consacrées au jardin, où chaque fleur devient presque sculpturale.

Au final, ces œuvres paraissent étonnamment contemporaines : format carré, composition plane, motif dense, absence de figures, couleur saturée. Décrivez ces qualités à un designer aujourd’hui sans nommer l’artiste : il pensera à une création de l’an dernier.

Les toiles végétales clés : Jardin fleuri, Le Tournesol, Jardin de ferme…

Quelques‑unes des peintures de jardin de Klimt s’imposent comme essentielles, tant pour l’histoire de l’art que pour des Affiches à la maison.

Jardin de ferme avec tournesols (1907)

Sans doute la plus aimée. Un festival de coquelicots rouges, marguerites blanches, zinnias et tournesols géants réunis dans un carré unique. La palette repose sur le duo complémentaire rouge‑vert, qui insuffle à la toile un frémissement électrique discret. C’est l’image que l’on se fait d’un jardin de campagne à l’anglaise — à ceci près qu’aucun jardin réel n’est jamais aussi orchestré.

Le Tournesol (1907)

Un tournesol unique, presque anthropomorphisé jusqu’au portrait. Beaucoup ont noté sa parenté de composition avec Adele Bloch‑Bauer I, peint la même année. La fleur trône au centre, auréolée de feuillage, traitée avec la même dignité hiératique que Klimt réservait d’ordinaire à ses femmes en or.

Jardin fleuri (1907)

Moins célèbre que le Jardin de ferme mais sans doute plus raffiné. La composition est plus dense, la palette plus fraîche, et l’impression de plonger du regard dans une tapisserie de fleurs s’y affirme. C’est l’œuvre qui récompense le plus l’observation de près.

Rosiers sous les arbres (v. 1905)

Un chef‑d’œuvre de suggestion. Les roses elles‑mêmes sont à peine esquissées ; ce que peint Klimt, c’est la masse mouchetée de feuilles et de lumière. C’est l’approche la plus proche de l’abstraction dans ses jardins — et l’un des rares Klimt conservés au Musée d’Orsay.

Bauerngarten (Jardin de cottage) (1907)

Adjugé en 2017 pour plus de 48 millions de livres sterling (env. 55 M€), en faisant l’un des paysages les plus chers jamais vendus. Des bleus vifs ponctuent la base rouge‑vert. C’est le plus « évidemment beau » de ses jardins et l’entrée la plus facile si vous découvrez cette facette de son œuvre.

Forêt de bouleaux (1903)

Des troncs élancés qui s’élèvent au‑dessus d’un tapis épais de feuilles d’automne. Rythme vertical, ocres et ors chaleureux, silence total. L’absence de figures, souvent relevée chez Klimt, est ici à son comble. On a l’impression d’entrer dans un lieu, pas de regarder une image.

Une chambre d’atmosphère avec murs vert sombre, lit en lin, et une grande Affiche encadrée de Klimt, Forêt de bouleaux, accrochée au‑dessus de la tête de lit

L’Arbre de vie de Klimt et sa place dans le canon botanique

L’Arbre de vie occupe une place à part chez Klimt. Il appartient à la Frise Stoclet, une commande décorative pour un hôtel particulier à Bruxelles achevée vers 1909, et il diffère radicalement des paysages de l’Attersee. Plat, doré, symbolique, saturé de spirales et bel et bien peuplé, avec des figures de part et d’autre de l’arbre central.

Est‑ce une œuvre botanique ? En partie. Botanique par le sujet, décorative par l’intention. Nous dirions qu’elle dialogue davantage avec ses fonds de portraits et son travail Art nouveau qu’avec les jardins de l’Attersee. Si vous aimez la veine spirituelle et ornementale de Klimt, L’Arbre de vie est pour vous. Si vous préférez sa dimension méditative et naturaliste, tournez‑vous plutôt vers l’Attersee.

Cela dit, les Affiches de L’Arbre de vie fonctionnent à merveille dans des intérieurs sobres. L’or tire vers le chaud, les spirales paraissent à la fois modernes et ancestrales, et la symétrie confère à la pièce une qualité quasi talismanique.

Comment l’œuvre botanique de Klimt s’inscrit dans les idéaux de la Sécession viennoise

Klimt cofonde la Sécession viennoise en 1897, un mouvement articulé autour du Gesamtkunstwerk, « l’œuvre d’art totale ». Peinture, architecture, mobilier, textiles, objets du quotidien : tout devait être conçu avec le même soin, dans un ensemble esthétique unifié.

Ses peintures botaniques sont des Gesamtkunstwerk miniatures. Elles traitent un carré de prairie avec le même sérieux décoratif qu’un fond en mosaïque d’or ou qu’un vitrail. L’instinct ornemental qui définit la Sécession traverse chaque pétale et chaque feuille.

C’est aussi pourquoi ces œuvres se prêtent si bien aux Affiches pour la maison. Elles étaient déjà, dans l’esprit, pensées comme des objets décoratifs dialoguant avec leur environnement. Les accrocher chez vous n’est pas trahir l’intention d’origine ; c’en est la continuation.

Le lien avec la tradition de l’art botanique mérite d’être noté. Klimt n’était pas botaniste à la manière de Redouté ou Ehret, mais il partageait cette conviction que les plantes méritent la même attention que les personnes. Ses jardins sont des portraits, simplement dotés de tiges au lieu de visages.

Choisir une Affiche nature de Klimt pour votre intérieur : nos recommandations pièce par pièce

Entrons dans le concret. Tous les paysages de Klimt ne conviennent pas à toutes les pièces. Les palettes et densités varient suffisamment pour que le placement compte vraiment.

Salon : Jardin de ferme avec tournesols ou Bauerngarten

Les deux fonctionnent parfaitement au‑dessus d’un canapé : ils ont une lecture horizontale tout en restant carrés, et apportent de la chaleur sans alourdir. Osez grand : Affiche encadrée en 70 × 100 cm ou, si le mur le permet, Toile 100 × 100 cm. La palette rouge‑vert se marie particulièrement bien avec des murs vert sauge, des blancs chauds, des notes de terre cuite ou du chêne naturel. Si votre canapé est gris ou bleu marine, l’énergie colorée du Jardin de ferme élèvera tout l’ensemble.

Une Affiche encadrée convient à un salon plus formel. Le papier mat tient magnifiquement la couleur et un verre de protection anti‑UV permet même aux pièces exposées plein sud de conserver l’éclat des teintes des années durant. Pour une ambiance plus décontractée, la Toile apporte une présence plus douce et plus légère au mur.

Chambre : Forêt de bouleaux ou Rosiers sous les arbres

Une chambre réclame du calme, et ce sont les toiles les plus silencieuses de Klimt. Forêt de bouleaux fonctionne particulièrement bien au‑dessus du lit dans un intérieur minimaliste ou d’inspiration dark academia. Le rythme vertical des troncs apaise le regard. Les ors et rouilles chaleureux rayonnent sur des murs vert profond, anthracite ou argile.

Nous conseillons 60 × 80 cm, encadré d’un bois sombre pour une ambiance feutrée, ou d’un chêne naturel pour une atmosphère plus claire et scandinave.

Une salle à manger lumineuse avec table ronde en noyer, suspension en rotin, et deux Affiches florales de Klimt encadrées, accrochées en paire verticale sur un mur enduit pâle

Salle à manger : Jardin fleuri ou Le Tournesol

La salle à manger supporte davantage de densité visuelle : on n’y fixe pas un mur des heures durant. Jardin fleuri récompense ce regard lent et rapproché qui accompagne un long dîner. Suspendez‑le là où il captera la lumière des bougies le soir.

Le Tournesol fonctionne en pièce unique sur un mur étroit ou en diptyque, associé à une autre botanique monofleur.

Bureau ou espace d’étude : L’Arbre de vie

C’est l’endroit idéal pour l’or. L’Arbre de vie dans un bureau offre l’assurance décorative des œuvres célèbres de Klimt sans placer Le Baiser derrière vos visioconférences. Les spirales sont doucement hypnotiques — exactement ce qu’il faut dans un espace de réflexion.

Couloir ou cage d’escalier : une paire de petits formats botaniques

Les murs étroits appellent des choix étroits. Deux Affiches encadrées en 40 × 50 cm ou 50 × 70 cm, accrochées en colonne dans une cage d’escalier — par exemple Le Tournesol associé à Rosiers sous les arbres — offrent une dose mesurée de Klimt sans saturer l’espace.

À propos de l’encadrement

L’erreur la plus fréquente avec les Affiches, c’est un mauvais encadrement : cadres voilés, œuvres expédiées séparément du cadre, vitres qui ajoutent reflets et poids. Pour les botanicals de Klimt en particulier, où tout repose sur le détail fin et la justesse des couleurs, l’Affiche et le cadre doivent arriver ensemble, parfaitement ajustés, prêts à accrocher.

Un couloir aux carreaux en terre cuite, tapis de couloir, et une paire verticale de petites Affiches encadrées de Klimt — tournesol et rosier — sur un mur blanc crayeux

Par où commencer

Si vous ne connaissiez Klimt qu’à travers l’or et les étreintes, commencez par Jardin de ferme avec tournesols. C’est l’œuvre la plus immédiatement gratifiante, la plus facile à placer et la meilleure porte d’entrée vers son univers botanique. Vivez avec elle quelques mois, puis ajoutez une Forêt de bouleaux dans un coin plus calme. Vous verrez : le Klimt « vert » est, pour la plupart des maisons, simplement le plus utile.

Une cuisine d’inspiration scandinave chaleureuse avec murs vert sauge mat et parquet en bouleau en chevrons à bâtons rompus. Trois Affiches encadrées sont accrochées en enfilade horizontale au‑dessus d’une petite table de petit‑déjeuner en chêne clair, avec des espaces égaux de 5 à 8 cm entre les cadres et les bords supérieurs alignés bien droits. Le cadre central est centré par rapport à la table. La table, aux pieds fins et à l’esthétique Muuto, est accompagnée de deux chaises simples en bouleau. Sur la table, un plateau en bois clair porte un unique bougeoir en laiton non allumé et un brin de lavande séchée, aux tiges légèrement courbées. Sur des étagères ouvertes en chêne clair, un vase en céramique blanche cannelée contient une tige d’eucalyptus séchée, aux feuilles enroulées bleu‑gris. Un petit pot en terre cuite avec une plante « collier de perles » retombe au bord du plan de travail, l’un des brins plus long que les autres. Contre le mur, une tasse en céramique vert sauge mate repose sur un petit sous‑verre en lin. Le soleil vif de midi projette des ombres géométriques nettes à travers une grande fenêtre moderne, dessinant des lignes graphiques de lumière sur le parquet en bouleau — frais et vivant. Prise de vue frontale, cadrage net, profondeur de champ modérée. Les trois Affiches sont nettes et uniformément éclairées. L’atmosphère est celle d’un déjeuner de semaine en solitaire — serein, organisé, d’une beauté simple.

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